Du fait qu'Orion Optics a maintenant en sa possession mon télescope depuis un mois, j'ai pris de ses nouvelles hier. Nous avons échangé pas mal de mails et en une matinée, nous avons progressé plus qu'en un an et demi ! Je suis extrêmement satisfait de cet échange qui s'est conclu sur le fait que mon télescope a bien un problème, dont l'origine reste à déterminer, mais qui empêche totalement de faire de bonnes images.
Il semblerait qu'une des vis qui maintient le correcteur du module secondaire se soit dévissée et que cette grosse lentille ait bougé sous son propre poids. Manque de serrage à la fabrication ? Vibrations excessives lors du transport ? Les hypothèses sont nombreuses. Ce qui est certain, et c'est ce qui me fait le plus plaisir, c'est que ça ne vient pas de moi ! Au vu des nombreuses heures passées à tenter de collimater l'engin sans succès véritable, au vu de tous les sarcasmes que j'ai pu essuyer sur certains forums, je prends aujourd'hui ma revanche ! Un beau cadeau d'anniversaire pour mes 50 ans ;-)
Tous les espoirs sont donc permis et il va falloir maintenant être patient car Orion Optics est surbooké en ce moment à cause de la nouvelle production des OMC à tube carbone. Je suis confiant car le message du patron, Barry lui-même, se terminait sur cette phrase : « Nous ferons tout pour que vous soyez heureux avec votre télescope. »
Affaire à suivre...
vendredi 18 avril 2008
lundi 31 mars 2008
Renvoi de l'OMC 250
Après de nombreuses tractations autour de l'OMC250 qui ne tient pas vraiment ses promesses, j'ai donc décidé de le renvoyer en angleterre pour une révision complète. Il apparaît en effet que j'ai hérité d'un des tous premiers exemplaires de ce télescope et qu'il aurait été perfectionné ensuite... Je ne suis pas le seul dans ce cas puisqu'un malheureux compagnon de galère nommé Robert, basé en région parisienne, m'accompagne dans mes démarches.
Nous avons justement groupé l'envoi de nos télescopes en utilisant les véhicules d'amis anglais qui font régulièrement le voyage entre le Royaume-Uni et le continent. Plusieurs avantages à cette façon d'opérer : le coût du transport et l'assurance que les colis ne seront pas malmenés.
Pourquoi cette décision ? Les essais furent nombreux, pointus et laborieux. Toutes les conclusions aboutissent à la même prise de conscience : ces télescopes souffrent de défauts de conception. Un exemple tout bête consiste à mesurer la focale du miroir primaire et à tracer une épure sur laquelle sont représentés les différents éléments optiques, comme le module secondaire. On se rend compte alors que le secondaire est trop près du primaire et une bonne partie du cône de lumière réfléchi par le primaire est perdu. Si on recule le secondaire pour ne plus avoir ce vignettage, on avance considérablement le foyer et on ne respecte plus la cote fournie par Orion Optics qui est de 260 mm derrière le barillet (backfocus).
Autre surprise qui fait partie pour moi des défauts de conception : l'intérieur du module secondaire est blanc et les tranches des lentilles ne sont pas noircies. Étant donné que les lentilles sont à forte courbure, ces tranches sont visibles depuis le porte-oculaire.
Autre plaisanterie également gênante lors de la collimation du télescope, qui est particulièrement délicate sur ce type d'optique à cause de l'effet amplificateur du module secondaire, ce dernier n'est pas bloqué en rotation. Lors de la collimation, les extrémités des vis de réglage provoquent en tournant un moment de rotation qui entraîne le module secondaire... Vu que la position angulaire du module secondaire a son importance par rapport au primaire, on perd cet alignement si on n'y fait pas attention.
Bon, je passe sur la fixation de la queue d'aronde sur le tube plutôt qu'aux extrémités, le porte oculaire mal aligné avec l'axe optique et qui a du jeu, l'araignée qui supporte le poids important du module secondaire et qui est fixée sur la fine tôle du tube qui fléchit sous le poids, perdant ainsi la collimation...
Nos tubes sont donc rendus chez Orion Optics depuis le 17 mars et nous attendons des nouvelles.
lundi 3 décembre 2007
T320 Nouveau Projet
En perpétuelle recherche de nouvelles solutions pour pratiquer ma passion, me voici à l'étude d'un nouveau projet pour le télescope de 320. Actuellement, il existe sous la forme d'un bon Dobson qui me donne satisfaction en visuel. Il est malheureusement impossible de faire de l'imagerie avec cette configuration. Pour résoudre ce problème, deux solutions s'offrent à moi : fabriquer ou acheter une plateforme équatoriale pour Dobson ou modifier le télescope afin qu'il puisse se placer sur ma monture équatoriale.
J'ai choisi la deuxième solution, beaucoup plus complexe techniquement, qui me fera bénéficier de la fonction "Goto" de la monture et qui permet un suivi bien plus long qu'une plateforme. Afin de m'assurer que mes choix techniques sont valides avant de me lancer dans l'aventure, je me suis attelé à la modélisation complète du projet avec un logiciel de CAO. Ça représente un travail certain mais cet investissement en temps est primordial pour résoudre les problèmes de conception, de montage, de poids, etc.
La première et principale contrainte du projet c'est le poids. Il faut rester dans les limites acceptables de la monture et, avec un tel diamètre, elles sont vite atteintes ! Le choix des matériaux est donc primordial et le carbone, malgré son prix relativement élevé, s'imposa de lui-même comme une évidence. Le deuxième choix, évident lui aussi, fut l'aluminium. Certaines pièces, comme les anneaux de renfort visibles sur l'image ci-dessus, sont hors de ma portée au niveau de l'usinage métallique, ils seront donc réalisés en médium. Le poids total dépasse un peu les 16 kg ce qui devrait être acceptable pour l'EQ6. Il faut évidemment ajouter les poids de la caméra CCD et de la roue porte-filtre.
Le principe retenu est celui d'une structure triangulée en deux parties la plus légère possible. Une partie inférieure qui contient le miroir et son barillet, protégé de la lumière par un cache cylindrique, et une partie supérieure ouverte supportant à son extrémité le miroir secondaire et le porte-oculaire. Les barres de cette structure sont en carbone pultrudé de diamètre 12 mm d'une incroyable résistance et rigidité. Les pièces de structure du barillet, entièrement de ma conception, sont en aluminium profilé. De la configuration Dobson d'origine, je ne garde que l'araignée et le support du secondaire, ainsi que le porte-oculaire JMI de type Crayford motorisé qui me donne entière satisfaction.
Quelques images du projet :

J'ai choisi la deuxième solution, beaucoup plus complexe techniquement, qui me fera bénéficier de la fonction "Goto" de la monture et qui permet un suivi bien plus long qu'une plateforme. Afin de m'assurer que mes choix techniques sont valides avant de me lancer dans l'aventure, je me suis attelé à la modélisation complète du projet avec un logiciel de CAO. Ça représente un travail certain mais cet investissement en temps est primordial pour résoudre les problèmes de conception, de montage, de poids, etc.
La première et principale contrainte du projet c'est le poids. Il faut rester dans les limites acceptables de la monture et, avec un tel diamètre, elles sont vite atteintes ! Le choix des matériaux est donc primordial et le carbone, malgré son prix relativement élevé, s'imposa de lui-même comme une évidence. Le deuxième choix, évident lui aussi, fut l'aluminium. Certaines pièces, comme les anneaux de renfort visibles sur l'image ci-dessus, sont hors de ma portée au niveau de l'usinage métallique, ils seront donc réalisés en médium. Le poids total dépasse un peu les 16 kg ce qui devrait être acceptable pour l'EQ6. Il faut évidemment ajouter les poids de la caméra CCD et de la roue porte-filtre.
Le principe retenu est celui d'une structure triangulée en deux parties la plus légère possible. Une partie inférieure qui contient le miroir et son barillet, protégé de la lumière par un cache cylindrique, et une partie supérieure ouverte supportant à son extrémité le miroir secondaire et le porte-oculaire. Les barres de cette structure sont en carbone pultrudé de diamètre 12 mm d'une incroyable résistance et rigidité. Les pièces de structure du barillet, entièrement de ma conception, sont en aluminium profilé. De la configuration Dobson d'origine, je ne garde que l'araignée et le support du secondaire, ainsi que le porte-oculaire JMI de type Crayford motorisé qui me donne entière satisfaction.
Quelques images du projet :

Le barillet 9 points et ses 3 triangles de flottaison
mercredi 31 octobre 2007
17P/Holmes, la visiteuse glacée

Visiteuse du fond des Âges, la comète 17P/Holmes nous présente un visage tout à fait inhabituel pour ce genre d'astre. La queue est quasiment inexistante et elle possède comme une coquille de gaz et de poussières qui lui donne une forme de boule.
En haut à gauche : 30/10/07 20h00 TU, 20 poses de 10 s., OMC250 f/9, caméra CCD Atik 16HR au foyer, traitement Registax et PhotoshopEn haut au milieu : 30/10/07 21h00 TU, 20 poses de 20 s., même équipement que ci-dessus. (voir le déplacement en 1 heure par rapport à l'étoile située à gauche du noyau)
En haut à droite : même prise de vue que la précédente mais avec un réglage de niveaux permettant de mettre en évidence les éjectats par rapport au noyau
En bas à gauche : mise en évidence des jets avec un filtre d'estampage sous PhotoShop
En bas à droite : profil photométrique effectué dans le plan des éjectats (traitement AstroArt 4.0)
Cliquer sur les images pour les voir en grand
Paysages sélènes
Quelques formations lunaires remarquables au voisinage du terminateur photographiées au cours de cette froide nuit du 30 au 31 octobre 2007.
Images prises avec une webcam SPC 900NC au foyer de l'OMC250 à f/9 au travers d'un filtre rouge n°23. Empilage et alignement de 150 à 250 images par RegiStax, finalisation avec PhotoShop.
Images prises avec une webcam SPC 900NC au foyer de l'OMC250 à f/9 au travers d'un filtre rouge n°23. Empilage et alignement de 150 à 250 images par RegiStax, finalisation avec PhotoShop.
jeudi 20 septembre 2007
NGC 7479, la Galaxie Superman
Petite galaxie très sympa avec des bras vraiment typiques d'une spirale barrée (type SBb), toujours sous un ciel changeant avec beaucoup de nuages élevés… 60 poses de 60 s. toujours sans autoguidage, filtre L de la série LRGB True-Balance Astrodon, caméra CCD Atik 16 HR derrière la lunette de 152/760 quadruplet Petzval. Traitement AstroArt 4.0 (alignement, soustraction des noirs, DDP), PhotoShop CS (réglage des niveaux, courbes), NoiseWare Community Edition (suppression partielle du bruit résiduel).
NGC 7479 est une galaxie spirale barrée de type "SBb", avec une barre d'étoiles très marquée, vue de face ce qui permet d'admirer sa structure.
Elle est située dans la constellation de Pégase à une distance de 10 millions d'années-lumière, et elle présente une dimension angulaire apparente de 4,1' par 3,2'.
NGC 7479 est une galaxie spirale barrée de type "SBb", avec une barre d'étoiles très marquée, vue de face ce qui permet d'admirer sa structure.
Elle est située dans la constellation de Pégase à une distance de 10 millions d'années-lumière, et elle présente une dimension angulaire apparente de 4,1' par 3,2'.
NGC 147, vaporeuse voisine
Une cible pas facile, très diffuse et pâle, avec un ciel changeant, beaucoup de nuages élevés… 20 poses de 60 s. toujours sans autoguidage, filtre L de la série LRGB True-Balance Astrodon, caméra CCD Atik 16 HR derrière la lunette de 152/760 quadruplet Petzval. Traitement AstroArt 4.0 (alignement, soustraction des noirs, DDP), PhotoShop CS (réglage des niveaux, courbes), NoiseWare Community Edition (suppression partielle du bruit résiduel).
NGC 147 est une galaxie irrégulière. Elle fut découverte par John Herschel en 1829. Sa distance et son appartenance au Groupe local de galaxies fut établie par Walter Baade en 1944.
Distante de 2,4 millions d’années-lumière, NGC 147 est une galaxie satellite de la Galaxie d'Andromède et semble former un couple avec NGC 185 qui lui est suffisamment proche pour que les deux galaxies soient en interraction gravitationnelle directe.
NGC 147 est une galaxie irrégulière. Elle fut découverte par John Herschel en 1829. Sa distance et son appartenance au Groupe local de galaxies fut établie par Walter Baade en 1944.
Distante de 2,4 millions d’années-lumière, NGC 147 est une galaxie satellite de la Galaxie d'Andromède et semble former un couple avec NGC 185 qui lui est suffisamment proche pour que les deux galaxies soient en interraction gravitationnelle directe.
NGC 891, une tranche de spirale
Un grand classique qui mérite mieux que ça au niveau des conditions de prise de vue. Encore sous un ciel changeant avec beaucoup de nuages élevés… 30 poses de 60 s. toujours sans autoguidage, filtre L de la série LRGB True-Balance Astrodon, caméra CCD Atik 16 HR derrière la lunette de 152/760 quadruplet Petzval. Traitement AstroArt 4.0 (alignement, soustraction des noirs, DDP), PhotoShop CS (réglage des niveaux, courbes), NoiseWare Community Edition (suppression partielle du bruit résiduel).
NGC 891 est une galaxie spirale (type Sb) similaire à la nôtre (magnitude absolue de 20,5) qui a été découverte par Caroline Herschel en août 1783. Selon une étude menée en 1991, une distance d'environ 30 millions d'années-lumière séparerait NGC 891 de notre Galaxie.
Vue depuis la Terre, elle est située dans la constellation d'Andromède et présente une dimension apparente de 13,5 par 2,8 minutes d'arc : cette galaxie est le prototype même des galaxies vues par la tranche, et le plan médian est ici traversé par une épaisse bande de poussières qui semble fendre la galaxie en deux parties symétriques. Malgré une magnitude apparente de 10,8, la faible luminosité surfacique de cette galaxie, due au masquage du noyau galactique par la bande d'absorption, la rend relativement difficile à observer. Elle se trouve, par effet de perspective, à proximité immédiate de l'amas de galaxies Abell 347 mais n'en fait pas partie, cet amas se situant à plus de 200 années-lumière de notre Galaxie.
Une supernova y fut découverte en août 1986 : SN 1986J, qui a atteint une magnitude apparente de 14 et qui reste l'une des supernovae les plus brillantes jamais observée, notamment dans les ondes radio et les rayons X.
NGC 891 est une galaxie spirale (type Sb) similaire à la nôtre (magnitude absolue de 20,5) qui a été découverte par Caroline Herschel en août 1783. Selon une étude menée en 1991, une distance d'environ 30 millions d'années-lumière séparerait NGC 891 de notre Galaxie.
Vue depuis la Terre, elle est située dans la constellation d'Andromède et présente une dimension apparente de 13,5 par 2,8 minutes d'arc : cette galaxie est le prototype même des galaxies vues par la tranche, et le plan médian est ici traversé par une épaisse bande de poussières qui semble fendre la galaxie en deux parties symétriques. Malgré une magnitude apparente de 10,8, la faible luminosité surfacique de cette galaxie, due au masquage du noyau galactique par la bande d'absorption, la rend relativement difficile à observer. Elle se trouve, par effet de perspective, à proximité immédiate de l'amas de galaxies Abell 347 mais n'en fait pas partie, cet amas se situant à plus de 200 années-lumière de notre Galaxie.
Une supernova y fut découverte en août 1986 : SN 1986J, qui a atteint une magnitude apparente de 14 et qui reste l'une des supernovae les plus brillantes jamais observée, notamment dans les ondes radio et les rayons X.
lundi 17 septembre 2007
Le Quintette de Stephan
Un véritable défi pour ma lunette de 152/760 ce Quintette de Stephan ! Cet objet est visible au centre de l'image, c'est le petit groupe de galaxies que l'on voit faiblement. 40 poses de 60 s. ont été nécessaires pour réaliser cette image au foyer de la lunette quadruplet Petzval 152/760 avec une Atik 16HR, filtre L de la série LRGB True-Balance Astrodon.
Le Quintette de Stephan est un groupement visuel de galaxies situé dans la constellation de Pégase, et observé pour la première fois par l'astronome français Édouard Stephan en 1878. Stephan le catalogua en tant qu'agrégat de nébuleuses, personne n'imaginant à l'époque qu'il s'agissait en réalité de galaxies constituées de milliards d'étoiles et situées en dehors de notre propre Voie lactée.
Plusieurs galaxies parmi ce groupe de cinq montrent des signes de violentes interactions avec des formes distordues et de longs filaments d'étoiles et de gaz s'étendant très loin du corps des galaxies. Ce système est le prototype même des petits amas appelés groupes compacts.
Ce groupe de cinq galaxies est constitué à l'origine de NGC 7317, NGC 7318a, NGC 7318b, NGC 7319 et NGC 7320.Un agrandissement de la zone centrale de l'image montre mieux les galaxies. Ci-dessous, une version légendée par C2A pour identifier les différents objets visibles dans le champ.
vendredi 14 septembre 2007
Un essai plutôt sympa à mon goût sur M33, la Galaxie du Triangle, en luminance + trichromie avec des filtres LRVB True-Balance Astrodon. Chaque couche de couleur représente 10 poses unitaires de 60 s. et la couche de luminance 20×60 s. donc 50 mn. en tout. Image réalisée dans la nuit du 13 au 14 septembre avec la lunette de 152/760 et la caméra Atik 16HR, traitement par Astroart 4.0 et Photoshop CS.
On voit clairement les nébuleuses diffuses, d'une teinte rosée, identiques à la Grande Nébuleuse d'Orion mais situées dans la galaxie M33 à 3 millions d'années-lumière. Des détails apparaissent également dans les bras de cette belle spirale qui fait partie du Groupe Local.
L'image qui a servi à la couche de luminance est le résultat de l'addition de 20 poses de 60 s. chacune. Le fait de mélanger d'une certaine façon une couche de luminosité monochrome à une image trichrome s'appelle technique LRVB. Cela permet de mieux révéler des détails dans l'image.
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