jeudi 20 septembre 2007
NGC 7479, la Galaxie Superman
NGC 7479 est une galaxie spirale barrée de type "SBb", avec une barre d'étoiles très marquée, vue de face ce qui permet d'admirer sa structure.
Elle est située dans la constellation de Pégase à une distance de 10 millions d'années-lumière, et elle présente une dimension angulaire apparente de 4,1' par 3,2'.
NGC 147, vaporeuse voisine
NGC 147 est une galaxie irrégulière. Elle fut découverte par John Herschel en 1829. Sa distance et son appartenance au Groupe local de galaxies fut établie par Walter Baade en 1944.
Distante de 2,4 millions d’années-lumière, NGC 147 est une galaxie satellite de la Galaxie d'Andromède et semble former un couple avec NGC 185 qui lui est suffisamment proche pour que les deux galaxies soient en interraction gravitationnelle directe.
NGC 891, une tranche de spirale
NGC 891 est une galaxie spirale (type Sb) similaire à la nôtre (magnitude absolue de 20,5) qui a été découverte par Caroline Herschel en août 1783. Selon une étude menée en 1991, une distance d'environ 30 millions d'années-lumière séparerait NGC 891 de notre Galaxie.
Vue depuis la Terre, elle est située dans la constellation d'Andromède et présente une dimension apparente de 13,5 par 2,8 minutes d'arc : cette galaxie est le prototype même des galaxies vues par la tranche, et le plan médian est ici traversé par une épaisse bande de poussières qui semble fendre la galaxie en deux parties symétriques. Malgré une magnitude apparente de 10,8, la faible luminosité surfacique de cette galaxie, due au masquage du noyau galactique par la bande d'absorption, la rend relativement difficile à observer. Elle se trouve, par effet de perspective, à proximité immédiate de l'amas de galaxies Abell 347 mais n'en fait pas partie, cet amas se situant à plus de 200 années-lumière de notre Galaxie.
Une supernova y fut découverte en août 1986 : SN 1986J, qui a atteint une magnitude apparente de 14 et qui reste l'une des supernovae les plus brillantes jamais observée, notamment dans les ondes radio et les rayons X.
lundi 17 septembre 2007
Le Quintette de Stephan
Un véritable défi pour ma lunette de 152/760 ce Quintette de Stephan ! Cet objet est visible au centre de l'image, c'est le petit groupe de galaxies que l'on voit faiblement. 40 poses de 60 s. ont été nécessaires pour réaliser cette image au foyer de la lunette quadruplet Petzval 152/760 avec une Atik 16HR, filtre L de la série LRGB True-Balance Astrodon.
Le Quintette de Stephan est un groupement visuel de galaxies situé dans la constellation de Pégase, et observé pour la première fois par l'astronome français Édouard Stephan en 1878. Stephan le catalogua en tant qu'agrégat de nébuleuses, personne n'imaginant à l'époque qu'il s'agissait en réalité de galaxies constituées de milliards d'étoiles et situées en dehors de notre propre Voie lactée.
Plusieurs galaxies parmi ce groupe de cinq montrent des signes de violentes interactions avec des formes distordues et de longs filaments d'étoiles et de gaz s'étendant très loin du corps des galaxies. Ce système est le prototype même des petits amas appelés groupes compacts.
Ce groupe de cinq galaxies est constitué à l'origine de NGC 7317, NGC 7318a, NGC 7318b, NGC 7319 et NGC 7320.Un agrandissement de la zone centrale de l'image montre mieux les galaxies. Ci-dessous, une version légendée par C2A pour identifier les différents objets visibles dans le champ.
vendredi 14 septembre 2007
Un essai plutôt sympa à mon goût sur M33, la Galaxie du Triangle, en luminance + trichromie avec des filtres LRVB True-Balance Astrodon. Chaque couche de couleur représente 10 poses unitaires de 60 s. et la couche de luminance 20×60 s. donc 50 mn. en tout. Image réalisée dans la nuit du 13 au 14 septembre avec la lunette de 152/760 et la caméra Atik 16HR, traitement par Astroart 4.0 et Photoshop CS.
On voit clairement les nébuleuses diffuses, d'une teinte rosée, identiques à la Grande Nébuleuse d'Orion mais situées dans la galaxie M33 à 3 millions d'années-lumière. Des détails apparaissent également dans les bras de cette belle spirale qui fait partie du Groupe Local.
L'image qui a servi à la couche de luminance est le résultat de l'addition de 20 poses de 60 s. chacune. Le fait de mélanger d'une certaine façon une couche de luminosité monochrome à une image trichrome s'appelle technique LRVB. Cela permet de mieux révéler des détails dans l'image.
mercredi 12 septembre 2007
Aide à la collimation
Il s’agit tout simplement d’un programme qui affiche un réticule et une série de cercles .
Il ne vous reste plus qu’à bien placer le tout devant la Webcam (double clic gauche pour déplacer le centre du cercle) et voilà, une aide bien précieuse pour faire votre collimation. Le paramètrage de la mire est possible.
Méthode
L’œil est remplacé par le capteur CCD de la webcam qui filme en permanence ce qui se passe dans le tube. L’analyse se fait donc directement sur l’écran d’un micro-ordinateur, ce qui offre l’avantage majeur de permettre d’effectuer des mesures précises sur la position de l’ombre du miroir secondaire. Cette vérification s’obtient en utilisant un grossissement d’environ 100× et en défocalisant fortement l’image. L’étoile apparaît alors sous la forme d’un disque lumineux, obstrué par l’ombre du miroir secondaire.
L’objectif de ce premier réglage, s'il est nécessaire (cf. figure B), consiste à recentrer l’ombre du miroir secondaire par rapport au disque lumineux du primaire (cf. figure A). Pour ce faire, il suffit de repérer les 3 vis à 120° situées à l’avant du télescope, juste derrière le miroir secondaire (parfois, une partie clipsable peut protéger ces 3 vis poussantes/tirantes) et d’agir sur l’une d’entre-elles ou sur les trois.
Utiliser collimation pour centrer le miroir secondaire.
ATTENTION !!! Ne jamais desserer totalement les 3 vis en même temps, car cela pose de sérieux problèmes et peut même endommager l’instrument dans certains cas.
Télécharger Collimation - Aide à la collimation avec webcam
lundi 10 septembre 2007
NGC7635, Bubble Nebula

La synthèse des couleurs est arbitraire et les couches rouge, verte et bleue sont réparties de la manière suivante : l'image obtenue en Halpha représente le rouge, celle en SII le vert et l'image OIII représente le bleu. En plus, l'image Halpha a été utilisée pour la luminance afin de renforcer les détails dans la nébuleuse.

L'arrangement des couches de couleur peut, bien entendu, être différent et les résultats obtenus sont variés, après c'est une affaire de goût. J'aime bien aussi cette version :

Si on répertorie tous les arrangements possibles, il y a en a 6, ça donne ceci :

Les images du télescope spatial Hubble ont été réalisées de cette manière, chaque couche de l'image trichrome étant issue d'une ou plusieurs images réalisées à travers des filtres interférentiels, ce ne sont donc pas de «vraies» couleurs, si tant est que ce terme puisse avoir un sens vis à vis des images astronomiques.
jeudi 6 septembre 2007
Moisson céleste des 2 derniers jours

Bon, c'est une «remise en forme» on va dire, après ces nombreuses nuits couvertes avec juste des nuages à observer… Je me suis fait plaisir en shootant un peu à tout va, jusqu'au point d'en oublier que j'étais en binning 2×2 ! C'est au moment de traiter les images que je m'en suis aperçu…
Tant pis, on fera mieux la prochaine fois. Je ne suis pas déçu tout de même de ces 2 nuits consécutives, qui ont finit par avoir raison de ma ténacité vers 3h du matin. Toutes les images de cette série ont été post-traitées avec Astroart 4.0 et PhotoShop CS.






Un bout du Pélican, IC5070, 5 × 240 s., filtre HAlpha Astrodon, 05/09/07 - 22h44. Il faudrait un champ beaucoup plus grand pour apprécier cette nébuleuse ou faire une grande mosaïque… A tenter une prochaine fois !


Lunette de 152 et autoguidage

Le montage est assez élégant et, ce qui ne gâte rien, beaucoup plus facile à équilibrer. Il me faut quand même 3 contrepoids de 5 kg au milieu de l'axe (voir photo). Bon, je n'ai pas réussi à autoguider avec la lunette de 80 de ma fabrication car je n'arrive pas à atteindre le foyer avec le capteur de la webcam, le tube est trop long… Il va donc falloir utiliser la scie ! Affaire à suivre, donc.
L'inconvénient principal du montage avec la Duomount® réside dans l'usage du goto. Il y a peut être un paramètre à faire intervenir dans le goto, je ne le connais pas et mes recherches sont restées infructueuses à ce sujet. En fait, on dirait que la monture "ne sait pas" que l'axe optique des instruments se trouve à 90° par rapport à la tête et elle pointe toujours à 90° de la cible. Je n'ai pas trouvé de solution pour l'instant à ce problème.
mercredi 5 septembre 2007
Caméra CCD Atik 16HR
- Capteur : chip Sony ICX-285 AL
- Définition : 1392 × 1040 pixels (1 447 680 pixels)
- Taille capteur : 10,2 mm × 8,3 mm - 13,15 mm de diagonale
- Taille des photosites : 6,45 µm × 6,45 µm
- Quantification : 16 bits
- Port : USB 1.1 (temps maxi de lecture : 11 s.)
- Refroidissement : module Peltier (25°C en-dessous de T ambiante)
- Prévisualisation : lecture en 1 s. approx.
- Alimentation : 12 VCC, 800 mA
- Protection : fenêtre optique en verre optique BK7
lundi 3 septembre 2007
Planètes : nos sœurs telluriques

samedi 1 septembre 2007
M16 et la Nébuleuse de l'Aigle

L'amas M16 (NGC 6611) a été découvert par Philippe Loys de Chéseaux en 1745-6 et la nébuleuse IC 4703 par Charles Messier en 1764.
Situé à quelque 7 000 années-lumière dans la constellation du Serpent, proche des limites de l'Ecu de Sobieski (Scutum ) et du Sagittaire, et dans le bras spiral intérieur suivant le nôtre dans la Voie Lactée (le bras du Sagittaire ou du Sagittaire-Carène), un grand nuage de gaz et de poussières interstellaires est entré dans un intense processus de formation d'étoiles. L'amas ouvert M16 s'est formé à partir de la matière de ce nuage, également appelé "nébuleuse diffuse de l'Aigle" (IC 4703), qui brille aujourd'hui par émission de lumière, excitée par les radiations de haute énergie émises par ses jeunes étoiles, massives et chaudes. Le processus de formation d'étoiles est toujours en cours à proximité des "trompes d'éléphant" qui sont bien visibles sur la photo, ainsi que sur les clichés AAT et autres images de M16. Un examen plus approfondi de ce processus peut être effectué à partir des images HST de M16, publiées en novembre 1995 ; de plus, elles ont été utilisées pour une animation simulant l'approche de cette région.
Cet essaim stellaire est seulement âgé d'environ 5,5 millions d'années (selon le Sky Catalogue 2000 et Götz) avec formation d'étoiles encore active dans la nébuleuse de l'Aigle ; ceci est dû à la présence de jeunes étoiles très chaudes de type spectral 06. L'amas a été classé de type Trumpler II,3,m,n (Götz). La plus brillante étoile de M16 a une magnitude visuelle de 8,24. A la distance de 7 000 années-lumière son diamètre angulaire de 7 minutes d'arc correspond à une dimension linéaire d'environ 15 années-lumière. La nébuleuse s'étend beaucoup plus loin, avec un diamètre supérieur à 30' ou à peu près à 70X55 années-lumière en linéaire.
Certaines sources avancent des distances plus faibles pour M16 : Kenneth Glyn Jones donne 5 870 et Götz 5 540 années-lumière. Ce dernier considère qu'il s'agit, intrinsèquement, de l'un des amas ouverts les plus lumineux avec une magnitude absolue de -8,21.
Alors que De Chéseaux découvre M16 en 1745/1746, Charles Messier, de son côté, en refait la découverte le 3 juin 1764 et mentionne un amas d'étoiles "mêlé d'une faible lumière", suggérant par là l'aspect nébuleux. Les Herschel apparemment n'ont pas vu la nébuleuse, de sorte que leurs catalogues, et donc le NGC, décrivent seulement l'amas. La nébuleuse fut ajoutée dans le IC II de 1908 sous le numéro IC 4703, avec la mention "amas M16 compris", mais le NGC 2000.0 classifie par erreur cet objet comme un amas ouvert.
La nébuleuse a été probablement photographiée en premier par E.E. Barnard en 1895, puis par Isaac Roberts en 1897.
M16 peut être trouvée assez facilement :
- Soit en localisant l'étoile Gamma Scuti, une géante blanche de magnitude 4,70 et de type spectral A2 III, par exemple à partir d'Altaïr (Alpha Aquilae) via Delta et Lambda Aquilae ; M16 est à environ 2,5 degrés (19 minutes en Ascension Droite) à l'Ouest de cette étoile.
- Soit, surtout aux jumelles, en partant du nuage d'étoiles M24, et en allant vers le Nord via une paire d'étoiles de 6ème et 7ème magnitude, suivie par le petit amas ouvert M18 à 1degré au Nord de M24, puis la magnifique nébuleuse Omega M17 à un autre degré Nord et finalement M16 à encore 2 degrés au Nord.
Pour l'observation de M16 et de la Nébuleuse de l'Aigle il est préférable d'utiliser les télescopes à faible grossissement. Un 4 pouces (10 cm) révèle environ 20 étoiles sur un arrière plan d'aspect irrégulier, composé de faibles étoiles et de nébulosités ; trois concentrations nébuleuses peuvent être aperçues dans de bonnes conditions d'observation. Si ces dernières sont vraiment très bonnes, de la matière sombre se laissera entrevoir au Nord de l'amas. La Nébuleuse de l'Aigle est rendue au mieux par la photographie, mais une grande ouverture et des filtres spéciaux (O-III) peuvent aider à repérer certains détails visuellement. Les "piliers sombres" (dark pillars) peuvent être vus dans de grands instruments d'amateurs (12 pouces, ou 30 cm) et plus.